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Déclaration de la FCPE au CDEN du 13 septembre 2016

Nous allons parler aujourd’hui de la convention triennale entre l’État et le Conseil départemental qui concerne les collèges du Puy-de-Dôme.

Comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire à Madame la Vice-présidente, nous sommes surpris de la terminologie de « pôle d’attractivité » employée dans la convention. Nous trouvons ce terme trop imprécis dans la mesure où il renvoie entre autre à des notions économiques, ce qui ne sied pas bien à l’école que nous défendons. Mais ce n’est qu’une terminologie.

Plus préoccupant est l’engagement pris par l’État qui garanti par cette convention une dotation constante des établissements sur les trois années à venir à effectifs constant. De même, le Conseil départemental « s’efforcera de maintenir les moyens ». Parce que ce n’est pas déjà le cas dans le Puy-de-Dôme ? Nous qui à chaque déclaration déplorons le manque de moyens, entre autre humains, alloués à l’école et au collège qui nous occupe ici, regrettons que cette convention ne soit pas plus ambitieuse en terme de moyens. Contrairement au discours qui nous est tenu par les autorités académiques, nous continuons de penser que les élèves travaillent mieux à 25 qu’à 30 dans une salle de classe. Et au-delà de cette approche comptable et à titre d’exemple, nous vous prenons à témoin de ce qu’est devenu le dispositif « dys » du collège Joliot Curie qui, avec une baisse conséquente pour ne pas dire drastique de ses moyens il y a deux ans (90 heures de dotation en moins) ne propose plus ce dispositif qu’aux 6ème et 5ème alors même qu’on nous avait garanti, lors d’une audience à la DSDEN, que les enseignants, avec leur expérience acquise, sauraient faire aussi bien avec moins d’heures. Et bien, à la FCPE, nous demandons à l’État de faire mieux et plus pour l’École publique, laïque et gratuite.

Pour finir, un petit retour sur notre déclaration liminaire au CDEN du 6 septembre 2016 : nous avions parlé de classes toujours « plus chargées » ; nous aurions dû, comme nous l’a fait remarqué Monsieur l’Inspecteur Académique, parler de classes toujours trop pleines et des effectifs toujours trop lourds. Voilà qui est corrigé.