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Déclaration de la FCPE au CDEN du 20 mars 2017

Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,

 

La FCPE a toujours été est reste très attachée à la scolarisation de tous les enfants présents sur le territoire français, ainsi que des mineurs de plus de 16 ans et des jeunes majeurs, afin que leur soit proposé un cursus adapté visant à une intégration sociale et une entrée dans le monde du travail.

Dans le cas des Enfants Mineurs Non Accompagnés (EMNA), la problématique est d’autant plus présente. Nous savons aujourd’hui que les tests osseux ne sont pas fiables. De plus, la loi française a évolué et réclame désormais l’accord explicite des intéressés pour pratiquer ces tests. L’année dernière, presque neuf jeunes sur dix qui avaient été exclus de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) suite aux résultats des tests ont été réintégrés après décision du juge pour enfants.

 

Pour toutes ces raisons, nous demandons que la scolarisation de ces jeunes soit systématique s’ils en font la demande. Nous demandons également que tout soit fait pour assurer une sécurité autant matérielle que psychologique pour ces jeunes et ces enfants ; ce qui implique bien sûr le logement et la sécurité alimentaire y compris des familles quand il s’agit de jeunes enfants, de moins ou de plus de trois ans. C’est la loi française et les conventions que notre pays a ratifiées qui nous engage collectivement vis-à-vis de ces familles et de ces jeunes.

 

Nous voulons rappeler ici la situation des enfants des familles Berisha, Sejdiu, Ngalula-Mbombo, Hashani et Nzombo qui attendent de pouvoir poursuivre leur scolarité sereinement dans des conditions dignes et respectueuses des valeurs humanistes qui sont celles de la France et dans lesquelles est profondément ancrée la FCPE.